Taremen, usine à gaz

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Pas question de longs cours théoriques pour aborder le problème et les enjeux de la durabilité des ressources énergétiques. « La démarche scientifique est une démarche d’investigation avec des expériences concrètes et des manipulations », selon Marc Lecury, professeur de technologie, qui anime, chaque mercredi après-midi, un atelier scientifique au collège de Taremen.

Au cœur des réalisations de l’atelier, la fabrication d’un méthaniseur, c’est-à-dire un réservoir de fumier construit de manière à récupérer le gaz (méthane) produit par la décomposition. Des débris végétaux sont mélangés à du lisier de porc ou du fumier d’âne et de l’eau. La matière organique végétale se décompose pour produire du gaz, notamment du méthane. Un gaz qui peut servir à produire de l’électricité, mais que les élèves doivent se contenter, pour l’heure, d’utiliser pour faire griller des saucisses.

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Pression. D’un point de vue scientifique, les collégiens sont amenés à découvrir la réaction, à calculer le temps nécessaire, à ajuster les proportions. Mais outre le principe, ils doivent aussi se pencher concrètement sur la conception du méthaniseur, régler les problèmes de pression, de stockage, et l’alimenter en matière première, mais aussi s’interroger sur la sécurité.

Rosina, Julienne et Suzanne, participantes à l’atelier, habitent à Roh, au nord de l‘île, et connaissent l’importance de l’énergie renouvelable en milieu insulaire : « Dans la tribu où nous habitons, il y a des lampadaires à énergie solaire qui se chargent le jour et éclairent la nuit. » Pour cet autre élève, « on sait que lorsqu’on allume de la lumière à la maison, de l’énergie est produite pour cela quelque part. »

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Méthaniseur

Méthaniseur

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Déforestation. « Il faut sensibiliser les élèves sur le fait que produire de l’énergie, c’est un travail, un coût et que ce n’est pas neutre pour l’environnement » insistent les enseignants. Les élèves produiront aussi un peu de charbon à partir de bois de coupe : l’objectif est de leur faire comprendre le principe et les propriétés, mais aussi de les sensibiliser au problème de la déforestation et des rejets de CO2.

Maré, de par son insularité, est très concernée par la question de la durabilité de l’énergie et de l’approvisionnement : la mise en place d’une centrale photovoltaïque (qui utilise le soleil pour produire de l’électricité), avec des aides européennes, en est le reflet.

A la fin de l’année, le groupe d’apprentis scientifiques participera à la Fête de la science de Lifou pour partager leurs expériences et leur travail.

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Article paru dans les Nouvelles Calédoniennes (O.B.) du 21 juillet 2012

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